Exclusivité Netflix

Que nous réserve ce début de mois de mars ? Déjà, un film estampillé « Netflix », I don’t feel at home in the world anymore (Macon Blair – 2017) exclusivement disponible sur la plateforme et récompensé à Sundance. C’est un film indé (quoique le mot « Sundance » devait vous mettre sur la piste du genre du film) avec Elijah Wood. Il y a quelques bonnes idées mais l’ensemble est un peu confus

Les classiques

On retrouve également le classique de Spielberg La liste de Schindler (Steven Spielberg – 1993) dont la critique est déjà sur Cinephilia. Le film, qui fut encensé tant par la critique que par les spectateurs, reste pourtant assez ambigu quant à la représentation de l’irreprésentable.

Les films d’horreurs

Dans cette première fournée de mars, on retrouve quatre films d’horreur. Le britannique The Exorcism of Anna Ecklund (Andrew Jones – 2016), un brave film d’exorcisme qui obtient la note de 3.1/10 sur Imdb. Jeepers Creepers II (Victor Salva – 2003). Le premier n’est pas disponible sur Netflix mais je ne pense pas qu’il soit nécessaire de le voir pour comprendre celui-ci. Il s’agit d’une histoire de bestiole moyen sympa qui a décidé de s’en prendre à un car de lycéens américains. Le film obtient tout de même un petit 5.6/10 sur Imdb. Vous pourrez également regarder Contracted (Eric England – 2013) et Contracted Phase II (Josh Forbes – 2015), parce qu’un seul ne suffisait pas, où vous apprendrez qu’avoir des relations sexuelles hors mariage et sortir le soir quand on est une jeune-fille ce n’est pas bien ! Et que cela peut vous transformer en zombie ! Bon je suis méchante, peut-être que leur idée première était de faire comprendre à tous les jeunes de la génération qui arrive que le SIDA existe toujours, et que ne pas se protéger, et bien, c’est un problème. Mais bon, pourquoi forcément choisir une jeune-fille qui se fait violer, tout en utilisant le terme « One night stand » pour la promo du film ?

Les comédies

Après avoir eu bien peur, vous aurez peut-être envie de rire (même si personnellement, je pense que j’aurais déjà bien ri devant la sélection de films d’horreur). On va commencer par la crème de la crème avec The Grand Budapest Hotel (Wes Anderson – 2014), un film coloré, loufoque et rafraîchissant. S’en suit Sex Therapy (Stuart Blumberg – 2012), une comédie romantique chorale qui a l’air de facture assez classique mais qui rassemble un casting pas trop mauvais (Mark Ruffalo, Tim Robbins, Gwyneth Paltrow). Vient ensuite l’ovni L’homme des cavernes (Carl Gottlieb – 1981) avec Ringo Starr dans le rôle principal. Parce que pourquoi pas. Dans les films un peu plus « WTF mais c’est vraiment un truc de ricain ça », on trouve Un chien croc bien (Geoff Anderson – 2012), film de famille où un jeune garçon adopte un chien vampire. Mais oui, mais pourquoi pas ? From Prada to nada (Angel Gracia – 2011), une adaptation moderne et latine de Raison et sentiment de Jane Austen et le très distingué Hot Babes (Christian Forte – 2009) où deux hommes sont transportés dans un film pornographique avec Chris Pratt, tout de même, qui ne s’intéresse pas qu’aux femmes en vert, apparemment.

Les documentaires

Viennent ensuite les indémodables de Netflix, les documentaires « on ne sait pas trop comment ils ont réussi à financer ça ». D’abord Sustainable (Matt Wechsler – 2016), un docu sur la crise alimentaire américaine qui est là pour vous donner mauvaise conscience, Beak and brain (2013), un documentaire allemand sur les oiseaux (franchement si ça vous donne pas envie ça) et Chandani: The Daughter of the Elephant Whisperer (Arne Birkenstock – 2010), un documentaire germano-sri-lankais sur le destin d’une fille qui veut faire une profession d’homme : cornac (du coup, j’ai quand même un petit peu envie de le voir celui-ci). Vient ensuite les documentaires pour mégalos sur la vie d’une personne X ou Y. En mars, vous saurez tout de la vie d’Andy Whitfield, acteur de la série Spartacus atteint de cancer, dans Be here now (Lilibet Foster – 2015), et des Rolling Stones dans le documentaire HBO, Crossfire Hurricane (Brett Morgen – 2015).

Les films brésiliens

Ce début de mois a la particularité d’accueillir trois films brésiliens. Assez drôle de choix. On trouve d’abord un film tiré d’une histoire vraie où un psychiatre tente de soigner la schizophrénie autrement que par les électrochocs – Nise: O Coração da Loucura (Roberto Berliner – 2015) – , un thriller où un groupe de policier tente de lutter contre le crime dans un quartier de Rio (en même temps, c’est leur boulot) – Operações Especiais (Tomas Portella – 2015) – et Jonas (Lô Politi – 2015), qui semble être une sorte de Roméo et Juliette brésilien. Il y avait un quatrième film brésilien, Brazilian western, mais le monde cruel de la SVOD a voulu qu’il ne reste que quelques jours sur la plateforme. Dommage, rien que le titre présageait quelque chose de vraiment bien.

Les animés japonais

La fournée de mars amène aussi un grand nombre d’animés japonais, six au total, car Netflix est trop au diapason avec Cinephilia qui fait un Focus Japanimation pour le mois de mars. D’abord, les trois films Berserk (Toshiyuki Kubooka – 2012 et 2013), animés de dark fantasy. Ensuite Fullmetal Alchemist : l’étoile sacrée de Milos (Kazuya Murata – 2011) et Ghost in the shell 2 (Mamoru Oshii – 2004) qui font partis de la famille des « Débrouillez-vous avec le n°2, je ne vous donnerai pas le n°1 ». Deux grands classiques de l’animation japonaise. On finit avec Kenshin le vagabond : Ishin shishi e no Requiem (Tsuji Hajiki – 1997).

Les derniers films de ce début de mars seront un film italien sur la seconde guerre mondial, My honor was loyalty (Alessandro Pepe – 2016), deux thrillers, le très violent indien, Ugly (Anurag Kashyap – 2013), et le plus classique américain, Opération Avalanche (Matt Johnson – 2016) que Thibault et Sophie ont découvert l’été dernier à Fantasia. Leur avis se trouve ici. Vous pourrez également trouver deux comédies dramatiques, des histoires de couples et de famille dans People you may know (JC Falcon – 2016) et la vie de Freddie Steinmark joueur de football dans My all american (Angelo Pizzo – 2015), et un film inclassable avec Paul Dano et Daniel Radcliff, Swiss Army Man (Dan Kwan, Daniel Scheinert – 2016).