Suite à la parution d’un article qui a fait couler beaucoup d’encre, je me suis décidé à peaufiner mon évocation des luttes de clans et des pressions que l’on peut subir de la part de la « Mafia » des blogueurs et de l’industrie.

Très peu de temps après sa publication, j’ai pu recevoir de nombreuses réactions, évidemment hétérogènes. Entre les « pour », les « contre » et les « je-m’en-foutistes », j’ai été au cœur d’une vindicte pour le moins consternante.

D’abord, il y eut les retours positifs. De la part des blogueurs, mais aussi de certains distributeurs. Cela amena ainsi à la création de divers clans, catégorisables de manière approximative. Vous pouvez retrouver ci-dessous une photo d’un attaché de presse dont je tairai le nom, nous disant littéralement qu’il n’est pas friand de favoritisme déplacé. Cela fait ainsi chaud au cœur d’être pris en considération et illustre clairement que les pratiques dénoncées tout au long de l’article ne relèvent pas du fantasme d’un esprit frustré.

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D’autre part, il y eut évidemment des retours négatifs. Contre toute attente, et peu après la parution de l’article, notre relation avec Universal a été réellement entachée, allant jusqu’au refus de ma présence à une projection spéciale « blogueurs/twitter ». Les raisons officielles de ce revirement me sont toujours inconnues. En revanche, une explication officieuse peut être avancée : ils redoutaient certainement mon retour sur le film en question, ou cela fait suite à la manière dont j’ai vivement critiqué leur gestion catastrophique de la projection presse de Jurassic World. Après maintes tentatives d’explications rationnelles, Universal n’a jamais daigné répondre à cette question simple : pourquoi ? Les distributeurs peinent malheureusement à s’accommoder des esprits imprévisibles. Il est donc tout à fait légitime de dénoncer cet autoritarisme liberticide.

Il est également impératif de mentionner mon altercation avec l’agence de communication Heaven. En effet, certains blogueurs malveillants m’ont « dénoncé » auprès de l’agence sans savoir que je venais assister à une projection pour un autre blog. Ils pensaient ainsi que je m’y incrustais et se sont permis d’émettre un a priori sur la légitimité de ma présence. Comme l’a récemment écrit avec humour un penseur politique sur les réseaux sociaux : « Peut-être qu’ils se souviendront, la prochaine fois, de la leçon du philosophe Koure de Récré : « Quand on sait pas, on se tait ».»
Le jour de la projection, la stagiaire d’Heaven est ainsi venue et m’a interpellée de manière tout à fait lapidaire comme suit :

« Vous êtes Ilan Arfi ? »

J’ai bien évidemment gardé tout mon calme lors de ce court échange, mais elle m’a rapidement annoncé qu’elle avait été prévenue de mon « incruste » à la projection. Je lui ai ainsi immédiatement rétorqué que je venais pour un autre blog que Cinephilia, elle s’est alors mise à bafouiller, embarrassée de ne pas avoir fait preuve de professionnalisme. L’affaire était pliée, elle n’a pas eu d’autre choix que de me laisser entrer et de partir en prétextant un appel téléphonique. Ensuite, afin de souligner que l’agence Heaven communique affreusement mal ses programmes, refusant de mettre à jour sa base de données à propos des listes, j’ai pris l’initiative de prendre des photos de la salle de projection quelques minutes avant le début du film dans le but de montrer que nombreuses places étaient inoccupées et qu’un problème persiste dans leur organisation de la répartition des invitations. Ces mêmes photos ont évidemment été envoyées par courriel à l’agence, qui a eu l’indécence de nier, prétextant une arrivée tardive des derniers invités. Certes, quelques retardataires ont montré le bout de leur nez, mais le tiers de la salle était vide tout au long de la séance. Ce fut notre ultime contact avec Heaven.

Nous avons également eu une affaire avec le distributeur SND, récemment, puisqu’ils nous ont fait croire qu’une projection était complète alors que la demande a été faite quelques minutes après la réception du carton d’invitation, et que des « +1 » ont été offerts à des blogs plus dociles. Les captures d’écran ci-dessous illustrent le peu de temps qu’il nous a fallu pour leur répondre. Surtout, il faut noter l’irrespect dans la structure de la réponse du distributeur.

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Il est à présent nécessaire de revenir sur la progéniture de l’ombre. Je veux évidemment parler de certains blogueurs. Quelques-uns ont souhaité porter plainte, sans succès. Pire encore, un article diffamatoire a été écrit sur ma personne, modifiant sans gêne certains faits de ma vie privée qui n’avaient strictement rien à faire sur un blog « traitant de l’actualité cinématographique ».  Afin de situer le contexte, je dois vous dire que j’avais déjà déposé une main courante contre l’auteure de cet article, et je suis logiquement allé voir les autorités peu de temps après sa parution ; mais, à mon retour, et à mon grand étonnement, l’article avait disparu du blog. Il avait néanmoins beaucoup circulé et une querelle personnelle s’est alors installée au cœur de la blogosphère. Bien évidemment, personne n’a eu le courage ou l’honnêteté d’accepter de me rencontrer afin de crever l’abcès. Beaucoup d’entre vous peuvent en témoigner, je ne suis pas de ceux qui se cachent derrière un écran pour poser le débat.

 Il y eut également les blogs vacillants, naviguant en eaux troubles entre les deux camps. Beaucoup d’entre eux racontèrent de nombreux mensonges à mon égard, préférant appuyer sur les luttes de clans. Il y est désolant de les voir alimenter des conflits afin d’en tirer profit. Ces mêmes boutiquiers qui écrivent des choses consternantes de bêtise sur leur blog et qui n’acceptent pas l’objectivité critique.

Suite à cela, il m’est arrivé de recevoir des menaces physiques, d’une violence inexplicable. Il y a deux explications : la personne ne se rend pas compte de la violence de ses propos, ou elle est en mesure de passer à l’acte. Vous pouvez retrouver ces menaces sur les captures ci-dessous. La logique du talion et l’insulte sont les ressentis les plus acceptables chez les esprits inélégants.

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Ce même blog, adepte de la violence physique, est par ailleurs le support de critiques aussi stupides que mal écrites, parfois misogynes et s’adonnant sans gêne au plagiat le plus risible. Comme vous le voyez sur les captures d’écran ci-dessous, « l’auteur » de la critique du Docteur Frankenstein n’a pas trouvé impropre à l’honnêteté intellectuelle de plagier comme il l’a fait.

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Splendide injonction à la féminité.

La mise au ban continue encore à ce jour, et le plus hallucinant m’est arrivé il y a quelques semaines. Suite à ma demande d’une accréditation pour le Paris International Fantastic Film Festival qui s’est tenu à Paris entre le 17 et le 22 novembre, j’ai reçu un mail de la part des organisateurs regrettant de ne pas pouvoir me recevoir à la demande du directeur du cinéma dans lequel s’est tenu le festival : le Grand Rex. Alors que les organisateurs m’accueillaient chaleureusement, la nomenklatura me refuse dans son cinéma. Comme vous le voyez dans les mails échangés en dessous de ces quelques lignes, il n’a aucunement mentionné aux organisateurs une raison valable expliquant son refus de me laisser participer au festival.

Fortement agacé, je décide d’envoyer un mail au directeur du Grand Rex, connu dans sa page de cloportes sous le pseudonyme « Mister Rex ». Bien que j’aie pu le côtoyer à de nombreuses reprises et que je le connaisse personnellement, je demeure diplomate dans le courriel que je décide de lui envoyer. En revanche, sa réponse lapidaire paraît plutôt inquiétante et fait preuve d’une faiblesse d’esprit et d’un manque de professionnalisme évident.

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Afin de clore cet article, il est temps de revenir sur cette immense escroquerie que représentent le Grand Rex et son chevalier blanc.  Qui est « Mister Rex », au juste ? Au départ, il s’agissait aux yeux de tous du simple community manager (CM) de la page facebook du cinéma, lorsque la page en était encore à ses débuts. La relation entre lui et ses « followers » y était plutôt correcte ; il était constamment à l’écoute et prenant tous les avis pour faire améliorer « son » cinéma. Cependant, au fil des mois et des années, son égo semble avoir décuplé de manière exponentielle. Il accumule les événements, sous prétexte de vouloir « faire plaisir » aux fans. Malheureusement, à trop vouloir en faire, on se prend les pieds dans le tapis… rouge. Il commence ensuite à faire des apparitions en public,  alors qu’il le refusait de manière catégorique jusque-là. Copinage, commentaires désinvoltes et misogynes, fausses informations : tout ceci se retrouve sur sa page. L’ère de la décadence est ainsi amorcée.

La question se pose : pourquoi cette chute ? Car « Mister Rex » cautionne une certaine idée du cinéma, celle de la classe dirigeante. Les avant-premières ont des tarifs improbables (aux alentours de 60 euros pour avoir des conditions décentes de projection) alors que des événements similaires sont organisés par les cinémas UGC ou Gaumont pour une dizaine d’euros. Mais l’aveuglement de ses chiens de garde comble la vacuité de leur engagement auprès de ce gourou.

Chaque commentaire nuancé et/ou négatif sur l’une de ses publications est soumis à la verve hâbleuse des adeptes de sa secte. L’estampillage serait à lui seul gage de qualité. C’est une idée du cinéma et de ses rouages contre laquelle il faut à tous prix s’élever. Même lorsqu’une bagarre éclate lors d’un tapis rouge, l’ambiance y sera toujours bonne : souriez, vous êtes au Grand Rex ! Par ailleurs, après avoir diffusé sur twitter une vidéo de ladite bagarre, « Mister Rex » m’a immédiatement demandé de la retirer, me disant que je n’avais aucune légitimité à faire cela. Diffamations et censure, la grande devise du cinéma Rex. Je vous poste également une discussion que j’ai pu avoir avec lui, dans lequel il m’oblige à ne plus commenter comme je le faisais. La répartie, digne d’un marchand de carpettes, est remarquable.

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Le 26 mars 2016, le Grand Rex a vendu toutes ses places pour l’avant-première de Civil War, alors que nous n’avons aucune idée des invités présents. Comme pour les concert de Boys band, un marché noir s’organise, certains ayant acheté des places pour les revendre plus chères, profitant de la naïveté des fans. L’affaire est habituelle, un message apparaît sur le Facebook de l’établissement, pour organiser les reventes mais agissant aussi comme rappel à l’ordre :

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Rien de bien scandaleux. Sauf que, quelques minutes auparavant, ce message avait omis de préciser qu’ils n’acceptaient pas de revente supérieure au prix initiale. Le premier post (nous n’avons aucune preuve à part l’attestation de notre honnêteté) avait été supprimé PUIS remplacé par ce second post. Pratique étrange lorsqu’on sait que les modifications de post sont autorisées sur Facebook et auraient été adaptées à ce qui était un simple oubli… Jusqu’à cette nouvelle annonce :

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Plutôt que de laisser de pauvres gars essayer de se faire 3 sous d’une manière douteuse, le Rex s’approprie cette manière douteuse et sort 50 dernières places de son chapeau pour offrir une enchère qui, par sa légalité, ne pourra que faire exploser les prix. Le Rex a réussi à faire tourner l’affaire en sa faveur. Une technique de vente intelligente qui s’appuie sur la loi de l’offre et la demande mais qui prouve une fois de plus les ambitions de « machine à sous » de ce cinéma, nous avons dépassé la notion de profit, nous sommes à la recherche de « toujours plus », toujours plus d’argent pour des conditions de projection qui ne changent pourtant pas. Un cinéma ou un parc d’attraction ? Un cinéma ou une banque ? Lorsque l’on sait que cette affaire suit de près l’apparition de billets « collectors » à 5€ de plus, pour avoir une image imprimée sur son bout de papier, on comprend que le Grand Rex ne considère ses fans que comme de naïfs clients. La plupart étant jeunes, il n’est pas difficile d’abuser de leur crédulité.

Voici donc les pratiques douteuses, honteuses et consternantes du dirigeant d’un grand cinéma parisien.

La blogosphère cinéma est donc décomposée en plusieurs lambeaux. Premièrement, par des querelles personnelles qui n’ont absolument rien à voir avec le cinéma et prennent ainsi « en otage » la blogosphère.  Mais aussi par des distributeurs manipulateurs qui nous demandent de jouer un jeu. Certains blogs l’acceptent et continuent ainsi dans la médiocrité pendant que d’autres essaient de défendre une autre idée du cinéma.

Autant le dire, la blogosphère cinéma va mal. Reflet d’une société discriminante en généralité, les choses sont à changer. On ne peut décemment laisser ça en place. Pour ma part, lorsque je prends du recul afin de contempler une pareille supercherie, il m’arrive de vouloir la quitter définitivement. Le débat est ainsi posé, et j’espère du changement dans ce milieu qui en a grandement besoin. Et ce à tous les niveaux.

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