Les films ne peuvent rien être s’il n’y a pas des artistes à l’origine, devant ou derrière la caméra. C’est pourquoi ma sensibilité masculine a décidé d’élire les cinq femmes qui ont fait le cinéma en 2011.

 

Valérie Donzelli

En 2010, la belle faisait partie du clan des révélations, pour sa triple performance: réalisatrice, scénariste, et bien sûr actrice. Le tout dans un film, coup de cœur, plébiscité par la critique et le public : La Reine des Pommes. Valérie Donzelli incarne une nouvelle génération, celle des artistes qui ne se prennent pas au sérieux et mettent leurs talents au service d’un cinéma d’essai. Dans ce film, elle incarne Adèle, une femme qui après une rupture n’a plus envie de vivre. Elle reprend goût à la vie avec l’aide de sa cousine. Une poétique vision de l’amour et de la relation entre les hommes et les femmes, écrit et réalisé avec beaucoup de finesse, loin du formatage ambiant.

 

Valérie Donzelli, femme de l'année 2011

Valérie Donzelli, femme de l'année 2011

 

En 2011, Valérie Donzelli explose. Devant la caméra, elle enchaîne les seconds rôles dans Pourquoi tu pleures? ou L’art de séduire, et retrouve son compagnon à l’écran -et plus à la vie- Jérémie Elkaïm dans Belleville Tokyo. Le film évoquant encore le thème de l’amour n’a pas le succès escompté. Peut-être que le film n’ayant pas été scénarisé par le duo, mais par Elise Girard, provoque ce résultat mitigé. Mais c’est à Cannes que Valérie Donzelli -une nouvelle aux côtés de Jérémie Elkaïm- se révèle. La Guerre est déclarée raconte l’histoire vécue par le couple il y a quelques années, celle d’un couple face à la maladie grave de leur enfant. Valérie Donzelli intègre donc dans son film son ingrédient fétiche : « utiliser quelque chose que j’ai vécu de manière triste pour en faire quelque chose de positif« , comme elle l’indique elle-même. Son film est un somptueux ode à la vie, bouleversant et sincère. Près de 800 000 entrées pour un film d’auteur au budget mineur, un succès critique et public, c’est assurément la réussite de 2011. On avec impatience son projet, une comédie romantique…

 

Jessica Chastain

 

Quatre. Le chiffre d’une année 2011 bien remplie. Jessica Chastain jusqu’ici était une parfaite inconnue. Les opportunistes l’ont sûrement aperçue dans quelques épisodes de séries (Veronica Mars, Hercule Poirot). Mais le grand public et les cinéphiles (ou cinéphages) l’ont réellement découverte cette année au cinéma. Naturelle, douce et fragile, Jessica Chastain apparaît en moyenne une fois tous les trois mois. En mai, elle est à Cannes (déjà!) aux côtés de Brad Pitt et sous la direction du discret Terrence Malick, dans The Tree of Life. Le film repart avec la Palme d’Or, et malgré une performance assez secondaire (bien que touchante), Jessica Chastain est déjà une révélation. Le mois suivant, elle est à l’affiche de L’affaire Rachel Singer avec Sam Worthington. En agent du Mossad chassant le criminel nazi, elle assure comme une pro face à la caméra. Passé l’été, Jessica Chastain est de retour, et cette fois-ci, ce sont les Américains qui sont conquis. A l’affiche de l’adaptation du best-seller The Help, elle excelle en bourgeoise foldingue, et fait largement le poids face aux belles vedettes féminines de ce film entre Emma Stone, Bryce Dallas Howard et Viola Davis. Enfin en décembre, elle tient le rôle féminin du thriller Killing Fields. A noter que Jessica Chastain débutera l’année 2012 sur une très bonne note avec Take Shelter, de Jeff Nichols. On attend son grand rôle, mais on est déjà sûr cette belle rousse confirmera.

 

Jessica Chastain, l'actrice prolifique de 2011

Jessica Chastain, l'actrice prolifique de 2011

 

Kirsten Dunst

 

Un prix d’interprétation à Cannes pour son rôle tourmenté et paranoïaque dans l’esthétique et tiraillé Melancholia de Lars von Trier. C’est aussi l’apothéose pour une sublime actrice dont la carrière est bourrée de belle prestation. De la rouquine séduisante dans Spider-Man à la Reine moderne dans Marie-Antoinette chez Sofia Coppola, sans oublier des passages dans Virgin Suicides, Eternal Sunshine of Spotless Mind, Rencontre à Elizabethtown ou encore Le sourire de Mona Lisa. Discrète jusqu’en 2011, la belle Kirsten va multiplier les projets. A mon plus grand plaisir.

 

La très charmante Kirsten Dunst

La très charmante Kirsten Dunst

 

Ex-aequo : Natalie Portman et Michelle Williams

 

Deux femmes, deux beautés, deux vedettes hollywoodiennes. L’une a bouleversé le début de l’année 2011 en remportant -justement face à son adversaire du moment- un Oscar pour sa performance de haute voltige dans Black Swan. L’autre nous a touché aussi et marquera le début de 2012. Et probablement pour un Oscar aussi, avec son interprétation de Marilyn Monroe dans My Week with Marilyn.

 

Michelle Williams face à Natalie Portman : un duel d'Oscars

Michelle Williams face à Natalie Portman : un duel d'Oscars

 

Natalie Portman a donc brillé dans Black Swan, mais elle a surpris aussi dans différents registres. Quatre autres apparitions sur grand écran, dans des rôles très secondaires -on a presque envie de dire « heureusement pour elle ». Elle joue son propre rôle dans le délirant I’m Still Here, elle séduit dans Sex Friends, elle ose le push-up dans Thor, et se demande ce qu’elle fait dans Votre Majesté. Du blanc au noir en quelque sorte.

De son côté, Michelle Williams a bien choisi ses rôles. On l’a vu deux fois en deux semaines pendant le mois de juin, d’abord dans le très émouvant Blue Valentine où elle s’offre une nomination à l’Oscar. La semaine suivante, elle se fait discrète dans La Dernière Piste, un -trop rare- western salué par la critique. Puis elle s’implique dans le projet de My Week with Marilyn de Simon Curtis, où elle interprète Marilyn Monroe aux côtés de Kenneth Branagh, Emma Watson et Julia Ormond. Un Oscar ?

 

La révélation : Elle Fanning

 

Vous souveniez-vous de sa petite bouille dans Babel ou L’étrange histoire de Benjamin Button? Elle Fanning est la petite soeur de Dakota Fanning, une de ces jeunes starlettes en vogue du côté d’Hollywood. Si au départ les deux chemins des soeurettes étaient identiques, Elle a pris un raccourci plus intéressant. Elle se retrouve à jouer des rôles dans des belles productions plébiscitées par le public et la critique. En 2011, c’est littéralement son année, puisqu’elle touche dans le Somewhere de Sofia Coppola, en fille d’un acteur déchu. Durant l’été, elle fait partie du chouette casting de bambins aventureux dans le Super 8 de J.J. Abrams. Dans la foulée, on apprend qu’elle sera à l’affiche du nouveau Coppola, le père cette fois-ci, dans un film de genre aux côtés de Val Kilmer, et dans le potentiel oscarisable We Bought A Zoo avec Matt Damon et Scarlett Johansson. Elle est devenu en une année la trajectoire modèle pour une jeune actrice, et devance des Chloé Moretz, Abigail Breslin, Hailee Steinfeld…

 

La révélation : Elle Fanning

La révélation : Elle Fanning

 

 

Une réponse

  1. Nymphette

    Elle Fanning irradie littéralement dans Super8 la scne du tournage dans la vieille baraque près des voies ferovières est extraordinaire 🙂

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