Rencontre avec l’un des plus talentueux comédiens français

C’est dans un hôtel cosy de Bruxelles que nous avons rencontré Tahar Rahim pour son dernier film Le secret de la Chambre Noire, réalisé par Kiyoshi Kurosawa. Après une pause cigarette pour Tahar Rahim, nous entamons notre interview.

Vous avez eu l’occasion de tourner avec un réalisateur chinois (NDLR : Lou Ye pour Love and Bruises). Aujourd’hui, pour Le Secret de la Chambre Noire, c’est avec un réalisateur japonais que vous avez tourné… Est-ce que vous avez pu noter quelque particularisme lors de votre travail avec eux ?

 Les cinéastes ont chacun leur façon de travailler, qui n’est pas forcément dictée par leur pays d’origine. Mais il est vrai qu’après avoir tourné avec un Chinois et un Japonais, j’ai pu constater qu’ils sont moins dans les mots que dans le monde occidental, voire moyen-oriental. Ils sont plus dans l’expérimentation.

Le cinéma de Kiyoshi Kurosawa relève tout le temps de l’incarnation et de l’apparition. Et ça se retrouve dans sa façon de diriger… son univers filmique et sa croyance n’étant pas seulement devant la caméra, mais également dans tout le plateau et dans tout le processus du tournage. Une fois qu’il nous a donnés les directions physiques à prendre, il aime que son personnage apparaisse pour pouvoir le reconnaître.

Tahar Rahim et Kiyoshi Kurosawa sur le tournage de Le Secret de la chambre noire, 2017

Votre personnage dans ce film s’apparente d’une certaine manière à celui que vous avez interprété dans Le Prophète, le film de Jacques Audiard, en ce sens que l’on vous voit opérer comme une mue mentale, mais aussi physique, au gré de ce que vous endurez, ou comme ici de la fréquentation de ce photographe et de sa fille.

C’est souvent le cas avec des personnages principaux qui intègrent un univers. C’est un code auquel beaucoup de scénaristes se raccordent Autant dans le film de Jacques Audiard, c’était de la survie, et mon personnage développait une forme d’intelligence et d’opportunisme ; autant dans le film de Kiyoshi Kurosawa – même si on peut parler d’une forme d’opportunisme – mon personnage est quelqu’un qui se fait contaminer par un univers… le cinéma de Kurosawa est assez souvent un cinéma de contamination. Scénaristiquement, ce personnage n’a pas de passé, ce personnage est vide.

En voyant le film pour la deuxième fois, je me suis fait la remarque que Kurosawa avait sans doute besoin de présenter son cinéma à un public qui pourrait ne pas connaître son cinéma et son univers. Ce qu’il fait c’est qu’il crée un personnage qui ressemble à une enveloppe quasi vide et qu’il va falloir remplir de tout un univers. D’ailleurs l’ouverture du film en témoigne, puisque mon personnage est de dos et que comme nous spectateur, la seule chose qu’il y a entre un écran et nous-mêmes quand on est dans une salle, c’est quelqu’un de dos qui est en face de nous dans le rang suivant.

Il y a là quelque chose d’interactif. Et ce qui va forger l’évolution du personnage et sa personnalité, c’est tout ce qui se passe à l’intérieur de cette maison, tout ce qu’elle représente, tout ce que ces gens y sont devenus.

Est-ce que ce thème du fantôme, propre à la culture japonaise en générale et à Kiyoshi Kurosawa en particulier, vous parle ?

Le fantôme, on le connaît depuis que l’on est enfant, on nous a tous fait peur avec ça, on nous a fait des blagues avec ça, et beaucoup de films se sont emparés de ce thème. Ma génération, et celles qui ont suivi, a grandi avec les mangas où le fantôme est très présent : les anges de la mort, les transformations, les autres mondes… cet univers m’est familier. Quant à la croyance du fantôme… en soi, je n’y crois pas, mais je croirais volontiers en une entité parallèle que l’on ne peut pas voir, mais qui nous verrait.

Ce qui est fort avec ce film, c’est qu’il aurait pu se passer à Paris, à Tokyo, ou n’importe où ailleurs ; car si Kurosawa transpose une partie de sa culture, toutes les cultures ont en elle ce rapport à l’invisible, à l’au-delà, au fantôme…. Pour ce qui est du traitement qu’il en fait, il est lui très kurosawaïen ! On retrouve beaucoup de plans de ses films précédents. Il m’a dit avoir été ravi que toute l’équipe puisse comprendre ce qu’il voulait raconter, aussi facilement.

Tahar Rahim et Constance Rousseau, Le Secret de la chambre noire, Kiyoshi Kurosawa, 2017

Qu’est-ce qui commande vos choix ?

Mes choix sont bien sûr régis par le réalisateur, le rôle, le script, mais aussi par une envie de trouver un terrain vierge, là où on peut risquer quelque chose. Et quand on risque de se planter, quand il y a des accidents, il y a matière à découvrir autre chose de soi-même J’essaye au maximum de ne pas me répéter de faire des choses différentes… pour plein de raisons : pour le spectateur, pour moi-même, pour ne pas m’ennuyer. C’est aussi l’occasion de rencontrer des gens du monde entier et de pouvoir m’enrichir d’autres cultures.

Vos prochains projets sont anglo-saxons… on est venu vous chercher ?

Pour Marie-Madeleine, on est en effet venu me chercher. J’étais surpris, mais tellement content ! Surpris de pouvoir jouer Judas… très peu de gens ont pu le jouer ! Et puis flippé, mais très flatté de pouvoir jouer avec Joaquin Phoenix et Chiwetel Ejiofor !! Le réalisateur Garth Davis (NDLR : on lui doit Lion sorti en salles ce 22 février) était formidable… il y a longtemps que je n’avais pas eu une relation si spirituelle avec un réalisateur. Quant à la série The Looming Tower, là aussi, c’est une proposition qui m’a été faite.

  • La véritable menace contre la République et le vivre-ensemble ne vient pas de Marine Le Pen mais bien du candidat islamo-NAZI Benoit Hamon. Benoit Hamon, islamo-gauchiste éhonté et proche de la mouvance racialiste incarnée par Daniel Conversano, Julien Rochedy, Hervé Ryssen, Richard Spencer ou encore Amine Mojito a ré-affirmé son adoration à l’idée de « camps de concentration » pour GAZER 6 MILLIONS DE JUIFS afin d’assurer la transition énergétique. Ce même Benoit Hamon, proche de Morsay et de son groupe de death métal satanico-nazi SEWER, a affirmé vouloir instaurer un « Quatrième Reich » pour « en finir avec la République Judéo-Maçonnique ». Un tel complotisme islamo-identitaire dans une élection présidentielle c’est du JAMAIS VU ! De surcroit, Benoit Hamon est un ancien membre de la CIA, pro-Russe et pro-Bachar Al Assad qui veut « exterminer les vermines d’Israel » selon une interview donnée sur son site officiel. Benoit Hamon est également un grand ami du groupe de black métal sataniste SEWER qui a produit des albums tels que NECROPEDOSADOMASO !!! Cherchez « SEWER NecroPedoSadoMaso Hamon » dans Google vous ne serez pas déçu !! Voter pour Hamon c’est voter pour le terrorisme, le death métal satanique, le sexe sur animaux, le Bataclan et la haine du JUIF !!!! Un génocide programmé par cette racaille haineuse et islamo-nazi qu’est BENOIT HAMON !!! Le sang des enfants juifs tués par Bachar Al Assad avec la complicité de Trump, Hamon, Poutine et Amine Mojito !!!! Benoit Hamon, Adolf Hitler, CIA, NecroPedoSadoMaso… même combat raciste et haineux… et ANTISÉMITE !!! Une seule solution, voter EMMANUEL MACRON !!!§