Clap de fin pour Mel Gibson qui joue pour la dernière fois Mad Max !

Affiche de Mad Max 3

Affiche de Mad Max : Au-delà du Drôme du Tonnerre de George Miller et George Ogilvie (1985)

Max, de retour, s’est fait dépouiller de son maigre bien. Suivant le voleur, il arrive à la Ville du Troc, où règne Entity. Celle-ci l’engage pour qu’il la débarrasse de Master et Blaster, rois du Monde souterrain. N’ayant voulu tuer Blaster, Max est abandonné en plein désert, d’où il ressurgit à la tête d’une troupe d’enfants pour faire exploser la Ville du Troc.

1983, année de sortie de Mad Max 3, l’épisode qui clôturait la saga jusqu’à la sortie, 30 ans plus tard, de Mad Max Fury Road. C’est la dernière fois que l’on a vu Mel Gibson dans le rôle de son personnage à l’épaulette. Miller avait frappé fort avec Mad Max 2 : Le Défi donc, pour ce dernier épisode, il avait un peu de pression. Pour ce troisième volet, il s’est fait aider par George Ogilvie avec qui il avait collaboré un peu plus tôt sur une série. Le duo fonctionnant bien, ils se sont lancé ensemble dans la réalisation de ce long-métrage.

Pourtant le challenge est relevé. Bien qu’il ne vaille pas son prédécesseur, ce nouvel opus de la saga désormais culte est loin d’être honteux. C’est même un très bon film qui recèle de scènes géniales et explore encore un peu plus les thèmes de prédilection de Miller comme la famille et le rapport à l’enfant. Evidemment, il y a toujours cette quête identitaire qui est présente mais ce n’est plus le thème prédominant. En tout cas, en terme de thématiques, c’est Mad Max 3 qui est le plus fourni et le plus étoffé.

Cette fois ci, Max s’est fait voler son chariot et ses dromadaires par Jedediah, un pilote d’avion, pilote incarné par Bruce Spence, le pilote d’autogire du second épisode mais qui ici joue un rôle totalement différent même s’il y a des similitudes entre les deux. En suivant les traces du pilote, Max arrive à Bartertown, Trocville en français, une ville dirigée par Entité (ça ne s’invente pas), interprétée par Tina Turner, femme qui a imposé le troc à la place d’une monnaie. Seulement, pour récupérer ce qui lui appartient, Max va devoir rendre un service à Entité. Et ce service n’est pas facile à réaliser d’autant plus qu’il va mener Max dans les entrailles de la cité.

Extrait de Mad Max 3

Extrait de Mad Max : Au-delà du Dôme du Tonnerre de George Miller et George Ogilvie (1985)

Le film se sépare en deux grandes parties. La première se déroule à Bartertown tandis que la seconde se déroule dans le désert. Cela donne l’impression qu’il y a deux histoires complètement différentes dans le film ce qui donne le sentiment que le scénario était peut-être trop inconsistant. Pas que ça soit mauvais, ce n’est pas du tout le cas, mais la fracture est vraiment trop importante et cela est tout de même perturbant. La première partie, très dynamique, explore des thèmes qui, bien qu’ils étaient présents, n’étaient qu’effleurés dans les films précédents. Par exemple, il y a tout ce travail sur la société et la civilisation qui est très intéressant.

Et en même temps, et ce, comme à son habitude, Miller ne badine pas sur l’action. Ce sont principalement les séquences à Bartertown qui régalent le spectateur. La seconde partie, un peu plus calme, est cependant très importante pour le personnage de Max. D’un point de vue psychologique mais aussi symbolique. Pas de course-poursuite dantesque ici mais un combat dans une arène ambitieux qui tient ses promesses. L’émotion n’est pas en reste non plus et Max, une fois encore, démontre son humanité même s’il semble bien souvent désintéressé.

Mel Gibson enfile son costume pour une dernière fois et livre une partition sans fausse note. Avec plus de scènes dramatiques qu’à l’accoutumée, il démontre son savoir-faire dans ce domaine. Parce que botter des culs, c’est bien, mais il n’y a pas que ça. Dans le rôle d’Entité, on retrouve donc Tina Turner qui a également signé quelques chansons du film qui complètent la bande originale composée par Maurice Jarre. Elle incarne un personnage déjanté et elle le fait très bien. Autres seconds rôles importants, ceux joués par Angelo Rossitto et Paul Larsson, Master et Blaster (le nain et le colosse en français). Les deux acteurs forment un duo forcé qui est assez génial et mène la vie dure à Max. Enfin, on retrouve, brièvement, Bruce Spence qui interprète un autre pilote mais, un peu moins intègre que celui du second volet de la saga.

Mad Max : Au-delà Du Dôme Du Tonnerre était un très bon épisode pour conclure la saga. Il proposait son lot d’action sans délaisser le caractère et l’évolution de son personnage principal. Si la mise en scène de Miller et Ogilvie est plus en retenue que celle de Mad Max 2, elle n’est reste pas moins très bonne et fait parfaitement le boulot. Il était difficile de faire aussi bien que le second opus mais, malgré tout, cette trilogie s’est terminée sur une bonne note.

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