Fast review : 50/50 – L’Art d’aimer – Les Immortels

by Christopher on 28 novembre 2011


50/50, de Jonathan Levine

 

Avec Joseph Gordon-Levitt, Seth Rogen, Anna Kendrick, Bryce Dallas-Howard. En salles depuis le 16 novembre.

 

Le quotidien d’Adam, 27 ans, bascule le jour où il est diagnostiqué d’un cancer. Il l’annonce alors à sa petite amie, son meilleur ami et sa mère qui, tous trois, vont réagir différemment à la nouvelle et conduire le jeune homme à s’interroger sur la manière dont il veut vivre cette épreuve.

Lorsque le cinéma indépendant US s’attaque à la thématique du cancer, cela peut donner de belles étincelles. Jonathan Levine était donc bien inspiré pour faire 50/50, notamment grâce à la présence du producteur et scénariste Will Reiser, qui a lui-même été atteint par un cancer. 50/50 s’évertue donc à rester un film sur la maladie (pas facile, surtout lorsqu’il dérape sur l’aspect romantique). Le cancer y est montré sans concession mais rien de réellement nouveau dans sa façon de l’appréhender. 50/50 préfère au dramatique une pointe d’humour et d’ironie, notamment grâce à la présence de Seth Rogen (40 ans toujours puceau, En cloque mode d’emploi). Il n’en oublie pas le penchant émotionnel, mais là où le film se détacher de la concurrence, c’est qu’il ne verse pas dans le larmoyant facile ! Joseph Gordon-Levitt (futur très grand acteur, vu dans Mysterious Skin et 500 jours ensemble, entre autres) survole le film avec un personnage fouillé et irrésistible.

L’avis : Un film touchant et drôle en même temps, sans pathos ni erreur majeure.

 

Extrait de 50/50 (2011)

Extrait de 50/50 (2011)

L’Art d’aimer, d’Emmanuel Mouret

 

Avec François Cluzet, Judith Godrèche, Julie Depardieu, Gaspard Ulliel. En salles depuis le 23 novembre.

 

Au moment où l’on devient amoureux, à cet instant précis, il se produit en nous une musique particulière. Elle est pour chacun différente et peut survenir à des moments inattendus…

 

Emmanuel Mouret incarne une vision de la comédie à lui tout seul, un style reconnaissable entre tous, pour qui le connaît un minimum. Pour L’Art d’aimer, il s’agit d’une sorte de carnet de route tenu par un réalisateur qui a écrit au fil des anecdotes, pour se transformer en histoire. L’idée de base est intéressante : casser les clichés du romantisme, pour montre que l’amour c’est aussi de la névrose, des tensions, des quiproquos et autres malentendus. On peut clairement avouer que cela fonctionner sur les quelques premières minutes de chaque anecdote. Mais le style perd de sa vitesse, une chose récurrente dans le cinéma de Mouret. L’humour devient lourd et pataud, le propos s’englue tout seul, les acteurs s’enfoncent dans un style théâtral qui finit par passer très mal à l’écran. Au final, L’Art d’aimer apparaît comme une comédie lourde et sans fin, qui tourne en rond dans ses gags et ses propos, et apparaît futile…

L’avis : Au départ intéressant, L’Art d’aimer perd très rapidement tout l’intérêt qu’on lui porte, pour finir par ennuyer. Vous l’avez compris, Mouret n’est pas mon genre.

 

Extrait du film L'Art d'aimer (2011)

Extrait du film L'Art d'aimer (2011)

 

Les Immortels, de Tarsem Singh

 

Avec Henry Cavill, Mickey Rourke, Luke Evans, Stephen Dorff. En salles depuis le 23 novembre.

 

Les armées du roi Hypérion ravagent la Grèce, détruisant chaque village sur leur passage. Le roi sanguinaire ne laissera personne l’empêcher d’atteindre son but : libérer le pouvoir des Titans endormis afin d’anéantir les dieux de l’Olympe et l’humanité tout entière.
Rien ni personne ne semble pouvoir arrêter la folie destructrice d’Hypérion, jusqu’à ce qu’un jeune tailleur de pierre, Thésée, jure de venger sa mère tuée par ses soldats…
Lorsque le jeune homme rencontre Phèdre, l’oracle, celle-ci est assaillie de troublantes visions. La jeune femme est désormais convaincue que Thésée est le seul qui pourra arrêter la destruction. Avec l’aide de Phèdre, Thésée rassemble une petite troupe de fidèles, et part affronter son destin dans une lutte désespérée pour préserver l’avenir de l’humanité.

Il fallait comme un symbole que ce soit l’homme « le plus malchanceux d’Hollywood » selon le magazine Empire, qui interprète le rôle principal du mythique et mythologique Thésée. Henry Cavill, outre la série des Tudors, est tristement célèbre pour avoir échoué dans nombre de castings de grosses productions tels que Batmans Begins, Casino Royale (dans la peau de James Bond) ou Superman Returns. Il ajoute une nouvelle corde à son arc (c’est le cas de le dire) avec Les Immortels, un péplum burlesque qui ne s’assume pas. En effet, dès les premières, on a compris que le film ne devait pas se prendre au sérieux (un peu à la manière de 300). On espère un spectacle qui ne viendra pas. Pire, Les Immortels met en avant une mythologie détournée pour le bien de l’histoire, des dieux à moitié sadomasos, un esthétisme dégueulasse. Heureusement que le rythme sauve le tout, malgré un côté indéniablement prévisible.

L’avis : Sans intrigue ni personnage, Les Immortels manque de souffle dès le départ, et ce bric-à-brac mythologique coule à pic.

Extrait du film Les Immortels (2011)

Extrait du film Les Immortels (2011)

 

 

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