La décadence de la jeunesse et de l’amour 

Affiche de White Girl

Affiche de White Girl de Elizabeth Wood (2016)

Un été à New York. Une jeune étudiante tombe amoureuse d’un garçon qu’elle vient de rencontrer. Après une fête qui tourne mal, elle est prête à tout pour le récupérer. 

White Girl, film événement du dernier festival de Sundance vient d’être ajouté au catalogue de Netflix en France. C’est donc l’occasion de revenir sur ce film qu’on a vu en salle ailleurs il y a déjà quelques mois, et qu’on regrette qu’il ne connaisse pas la joie d’une exploitation dans l’Hexagone. 

White Girl, c’est l’histoire d’une jeune femme qui s’installe à New York seule avec sa colocataire pour la première fois. Elle va y rencontrer l’amour, mais aussi la drogue, et les dangers du monde des adultes en général, notamment dans le milieu du travail.

Avec White Girl, Elizabeth Wood a réussi à se retrouver sur la short-list des réalisatrices à suivre de près, et elle est notamment suivie de très près par Marvel Studios. Son nom étant revenu déjà plusieurs fois. Elle signe ici un portrait dur et réaliste de la jeunesse. Son envie, mais aussi son impuissance face au danger du monde extérieur une fois que la personne prend son envol.

Extrait de White Girl

Extrait de White Girl de Elizabeth Wood (2016)

Dans le film, Leah fait face à ses premiers pas dans le monde du travail. Les promesses de son patron si elle couche avec lui, la drogue au bureau, les fêtes alcoolisés, les bandes et les affaires de drogues à New York. Magnifiquement interprétée par Morgan Saylor (Dana Brody dans Homeland), elle porte royalement le film et nous fait ressentir son mal et sa détresse.

White Girl est assez ressemblant à la série Skins, mais avec des personnages plus âgés. Le film est aussi un peu plus trash par moments. Elizabeth Wood ne cache rien. Drogue, sexe, violence. On assiste tant bien que mal à la chute du personnage de Leah, qui va s’enfoncer toujours plus bas dans le seul but de récupérer l’homme qu’elle aime.

Dès son affiche, White Girl montre ce qu’il souhait être, et il faut dire que c’est réussi. Si certains pourront penser qu’il s’agit avant tout de la provocation, le film se veut bien plus profond. Assez humain dans son traitement des relations amoureuses pour la jeunesse, Elizabeth Wood réussit à nous toucher.

Avec une réalisation efficace, une histoire prenante et déroutante. Un casting impeccable avec Morgan Saylor mais aussi Justin Bartha, Chris Noth et Brian « Sene » Marc, White Girl s’impose comme un film coup de poing sur la jeunesse.

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Ilan Arfi

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