Critique : Mars & Avril, de Martin Villeneuve

On 4 avril 2013 by Thibault Van de Werve


Quand un film est bien plus que ça…

 

Affiche du film Mars et Avril de Martin Villeneuve (2013)

Affiche du film Mars et Avril de Martin Villeneuve (2013)

 

Mars et Avril se déroule dans un Montréal futuriste, alors que l’Homme s’apprête à marcher sur Mars. Jacob Obus, un septuagénaire bien en vue, tire une musique envoûtante d’instruments aux formes féminines, conçus par son ami Arthur. Les deux hommes tomberont sous le charme de la même femme, une jeune photographe nommée Avril. La vraie nature du vieux musicien sera révélée par son premier amour, qu’il sera prêt à la suivre jusque sur la Planète rouge. Eugène Spaak, père d’Arthur, inventeur et cosmologue, viendra en aide à Jacob pour qu’il retrouve sa muse.

Autant le dire d’emblée, Mars et Avril est un ovni (sans mauvais jeu de mots). C’est quelque chose qu’on n’a pas souvent vu au cinéma. Au-delà d’un film, une expérience. Une expérience sensorielle, émotionnelle, visuelle. Un film intelligent très certainement. En sortie salles, le film a provoqué le même sentiment qu’après la découverte de Cloud Atlas lequel alternait entre grand spectacle et séquences irrégulières. Chose qui ne s’est pas produite ici.

L’histoire peut sembler être une simple histoire d’amour dans une sorte de triangulaire qui s’avère finalement plus tiraillée. Avril est une muse, une source d’inspiration pour les deux protagonistes masculins. Tant sur le fond que sur la forme, il a quelque chose de magnétique dans ce film futuriste qui pose question sur l’avenir, des questions existentielles. Ça peut sembler pompeux. Et pourtant, on ne peut décoller ses yeux de l’écran.

Là où on prend une vraie claque, c’est au niveau visuel. Comme je le disais plus haut, c’est une vraie expérience sensorielle, émotionnelle et visuelle. La conception visuelle a été faite par François Schuiten, maître de la bande dessinée belge, qui a déjà travaillé sur des films comme Toto le Héros, The Golden Compass et M. Nobody. Dans ces films déjà, l’univers visuel était plutôt impressionnant, ce qui est une fois de plus, le cas ici. Schuiten créé des mondes totalement dingues et improbables mais d’une beauté incroyable.

 

Extrait de Mars et Avril de Martin Villeneuve (2013)

Extrait de Mars et Avril de Martin Villeneuve (2013)

 

A côté de ça, on ne passer outre les effets spéciaux. Quand on sait que le film a été fait pour 2,3 millions de dollars (les américains avaient oublié la virgule), on peut se dire que c’est du bon boulot. Et de fait, les effets spéciaux sont réussis. Sans doute visible, mais ça reste d’excellente facture.

Allié à un sens de la mise en scène et un montage convaincant, Mars et Avril gagne en épaisseur. Difficile de croire qu’il se cache derrière ce long-métrage un premier film, tant le tout est maitrisé. Les mouvements de caméra contribuent à la valse poétique qui se joue devant nos yeux. Le tout s’articule vraiment très bien si bien qu’on est scotché devant l’écran, qu’on aime ou pas le film.

 

L’avis: Au-delà d’un film qu’on peut aimer ou pas, Mars et Avril est vraiment une expérience à vivre sur le grand écran. Il ne laisse pas indifférent et invite au voyage des sens.

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