Le réalisateur de Bienvenue à Gattaca et Lord of War revient avec un Good Kill, film de guerre d’un nouveau genre: l’American Sniper du drone !

Affiche de Good Kill

Affiche de Good Kill

Le Commandant Tommy Egan, pilote de chasse reconverti en pilote de drone, combat douze heures par jour les Talibans derrière sa télécommande, depuis sa base, à Las Vegas. De retour chez lui, il passe l’autre moitié de la journée à se quereller avec sa femme, Molly et ses enfants. Tommy remet cependant sa mission en question. Ne serait-il pas en train de générer davantage de terroristes qu’il n’en extermine ? L’histoire d’un soldat, une épopée lourde de conséquences.

Après s’être perdu en adaptant Les Âmes Vagabondes, Andrew Niccol revient avec Good Kill. Un film de guerre dans lequel il retrouve Ethan Hawke.

Encore un film de guerre, c’est surement ce que vous vous dites. Il est vrai qu’avec le succès du récent American Sniper d’Eastwood et avec un sujet qui lui ressemble, ce Good Kill fait penser à une redite mais pourtant, Niccol livre un film important avec un véritable point de vue et au final totalement différent de ce qu’on a déjà vu lorsqu’il s’agit de film de guerre.

Brillamment mis en scène, on y découvre quelque chose que l’on connait peu de la guerre. Des hommes et des femmes qui combattent à travers les drones. C’est à dire, des personnes qui sont devant un écran et peuvent tuer sans se faire voir à n’importe quel moment leurs cibles.

On apprend donc que désormais l’armée recrute des joueurs de jeux vidéo pour tuer des terroristes. Les drones sont le FPS ultime et surtout réel. On ne tue pas des pixels mais des terroristes et civils.

Extrait de Good Kill

Extrait de Good Kill

Ethan Hawke interprète magistralement le personnage principal , un homme de guerre, ancien pilote et qui aimerait retourner sur le terrain mais qui se retrouve coincé derrière un écran et doit résoudre ses problèmes de famille. Zoé Kravitz complète aussi le casting et livre sa meilleure performance au cinéma.

Si la fin du film est décevante et regrettable sur beaucoup de plans, Andrew Niccol maîtrise parfaitement son sujet. Il a surtout eu la bonne idée de situer son action en 2010, juste avant la mort de Ben Laden et au moment où Barack Obama recevra son prix Nobel de la paix. Très réaliste, le film fait réfléchir sur les conséquences de l’utilisation des drones.

Good Kill s’avère être un excellent film de guerre et possède des performances d’acteur de haut niveau. Un film à voir pour son sujet et surtout sa maîtrise.