Burnout Takedown

Maintenant que Dom et Letty sont en lune de miel, que Brian et Mia se sont rangés et que le reste de l’équipe a été disculpé, la bande de globetrotteurs retrouve un semblant de vie normale. Mais quand une mystérieuse femme entraîne Dom dans le monde de la criminalité, ce dernier ne pourra éviter de trahir ses proches qui vont faire face à des épreuves qu’ils n’avaient jamais rencontrées jusqu’alors.

Des rivages de Cuba au rues de New York en passant par les plaines gelées de la mer arctique de Barrents, notre équipe va sillonner le globe pour tenter d’empêcher une anarchiste de déchaîner un chaos mondial et de ramener à la maison l’homme qui a fait d’eux une famille.

Après un Fast and Furious 7 émotionnellement puissant mais surtout bourré d’idées et de set pieces efficaces, la saga doit désormais entamer un nouveau chapitre de son histoire. L’après Paul Walker, mais aussi et surtout comment faire encore plus fou que les trois derniers volets. Exit James Wan à la réalisation et place au réalisateur de l’acclamé et réussi NWA, F.Gary Gray. Mais après visionnage du film, cette nouvelle partie de la saga montre les premiers signes d’un essoufflement, notamment sur le scénario de Chris Morgan. Néanmoins ce huitième épisode montre toujours à quel point la saga reste un pilier majeur du film d’action hollywoodien aujourd’hui. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter!

Quand une saga cinématographique arrive au huitième film, il faut réussir à captiver le public de manière systématique, et il faut dire que ce nouvel opus propose un scénario assez basique dans son fond. La trahison du héros du film qui passe du coté des vilains et lance ainsi une guerre fratricide est somme toute un classique du film de genre. Mais Fast and Furious a ce pouvoir de réussir à nous captiver par ses personnages et ses scènes d’action toujours plus dans la démesure et le too much. Mais encore une fois, cela fonctionne et il est difficile de ne pas être aux anges et de vivre parfois à l’écran un rêve d’enfant.

Deux nouveautés dans ce nouvel opus, l’ajout au casting de Charlize Theron dans le rôle de la grande méchante ainsi que celui de Scott Eastwood dans le rôle du rookie de la bande à Toretto. Et si Charlize Theron est absolument sensationnelle dans le rôle de l’Evil Queen Bitch, Scott Eastwood déçoit surtout à cause d’un personnage ridicule et sans consistance. En espérant que ce dernier soit rehaussé pour les prochains épisodes.

L’introduction de ce Fast and Furious est plutôt réussie. Dans un style assez James Bond où l’on assiste à une scène de course, F. Gary Gray signe l’unique scène personnelle de son film. Car il faut l’avouer, le réalisateur n’arrive jamais vraiment à imposer son style tout au long du métrage. Pas vraiment à l’aise dans ce style de films, il ne fait que suivre une ligne directrice du studio et a du mal à donner une âme à son film comme ont réussi à le faire Justin Lin et James Wan dans une moindre mesure.

Pour son cinquième opus en tant que scénariste, Chris Morgan montre ses premiers signes d’essoufflement. S’il arrive toujours à tout lier de manière aussi farfelue mais crédible à chaque fois, le scénariste semble cette fois-ci au bout de ce qu’il est capable de faire. On peut cependant le remercier aisément pour avoir su donner un second souffle à Fast and Furious en transformant la saga en film d’action alpha. Cette fois-ci, la bande à Toretto se transforme en agents secrets à la solde d’une organisation secrète menée par Kurt Russell, déjà aperçu dans le précédent volet et qui a pour but d’arrêter des cyber-terroristes. Par ailleurs, le film repose sur une pirouette scénaristique un peu incohérente mais qui reste assez passable et qui pourrait ainsi surprendre.

En terme d’action, le film ne déçoit jamais. Entre la scène d’évasion de prison de Jason Statham et The Rock, la scène à New York qui rendra fou de joies les aficionados de Burnout Takedown et enfin sa grandiose scène finale en course poursuite entre des voitures et un sous-marin  sur et sous la glace qui permet même à Tyrese Gibson de posséder une scène culte du cinéma.

Bien évidemment, cela ne fait pas tout et on regrette de voir le personnage de Luke Hobbs être désormais réduit à des scènes d’humour, là où au contraire, cela fonctionne à merveille pour Jason Statham qui reprend exactement les mêmes mimiques humoristiques que dans Spy de Paul Feig. Par ailleurs, ce Fast and Furious 8 donne la part belle à Michelle Rodriguez qui devient quasiment l’héroïne du film ici. Si l’absence de face à face avec Charlize Theron est regrettable, quelque chose nous dit que c’est loin d’être fini entre tous ces personnages.

Un peu long à se mettre en place, ce Fast and Furious 8 déçoit légèrement à l’entame de son nouveau chapitre de la saga. Cependant, la démesure des scènes d’action donne un véritable plaisir jouissif et on a toujours envie d’en voir plus. Peut-être qu’un changement de scénariste ferait du bien. Et aussi un réalisateur avec un projet dessus plutôt qu’un contrat de studio!

Critique : Fast And Furious 8 de F. Gary Gray
Fast and Furious 8 déçoit légèrement et signe son plus mauvais film depuis le cinquième volet. Cependant, le plaisir ressenti devant et le climax de fin vienne sauver l'ensemble et cela suffit à nous donner envie d'en voir d'autres!
3.5Note Finale
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