Le nouveau blockbuster pour ados, divertissant sans originalité.

Affiche de “Divergent” de Neil Burger

Affiche de “Divergent” de Neil Burger

Tris a 16 ans, elle vit dans un Chicago post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions (les Audacieux, les Erudits, les Altruistes, les Sincères et les Fraternels) et doit choisir à quel clan elle va appartenir pour le reste de sa vie. Mais au moment de passer le test décisif, aucune faction ne lui correspond. Elle est divergente et risque maintenant d’être traquée par le gouvernement qui ne tolère pas la déviance. Tris choisi de rejoindre les Audacieux, ceux qu’elle admire depuis toujours pour leur courage. Un entrainement intensif va lui faire repousser ses limites.

Dans la lignée de la saga Hunger Games, Divergente réutilise les codes qui ont contribué au succès des franchises pour jeunes adultes de ces dernières années. Un monde futuriste, de l’action, de la romance et une héroïne forte font de cette adaptation du roman de Veronica Roth un divertissement sans prise de tête et sans réflexion. Le film n’apporte donc rien de neuf et se contente d’exploiter une recette qui a fait ses preuves. Si les jeunes acteurs, Shailene Woodley et Theo James, correspondent au genre et sont à l’aise dans leurs rôles, on s’étonne de la présence de Kate Winslet, la « méchante » de l’histoire, peu habituée à ce type de personnage. On espère qu’il ne s’agit que d’une incartade passagère et qu’elle retrouvera des rôles plus profonds.

Extrait de « Divergent » de Neil Burger

Extrait de « Divergent » de Neil Burger

L’idée de cette société en paix grâce à la segmentation aurait pu être exploitée de façon plus fine, même si le concept plaira au public cible des ados. On est pris dans un show à l’américaine avec des scènes d’adrénalines à l’image de Tris descendant en Death-ride depuis les sommets de Chicago mais la présence incessante des armes à feu et autres explosions nuit au film. Après le thriller nerveux « Limitless » en 2011, Neil Burger parvient à remplir les 2h20 de Divergente sans temps mort mais sans grande originalité. Le tout est soutenu par une bande originale énergique, interprétée par des artistes phares comme Ellie Goulding, Woodkid ou Skrillex.

Divergente est un blockbuster américain classique, dans la lignée de Hunger Games à qui il emprunte beaucoup d’ingrédients. Les jeunes adultes apprécieront la réalisation énergique même si le tout manque de créativité. La bande originale, très pop, renforce le spectacle d’effets spéciaux de cette nouvelle saga de science-fiction.

6 Réponses

  1. Critique : Divergente 2 – L’Insurrection de Robert Schwentke | Cinephilia

    […] Divergente, premier du nom, n’était pas une franche réussite. Malgré tout, après l’avoir revu en vue du second épisode, la pilule est mieux passée. Certains défauts sont malgré tout évidents et un second visionnage ne change rien à ça. Dans les défauts, on peut citer l’histoire d’amour entre Tris et Four, cul-cul la praline à souhait. On restait donc sur notre faim et espérions que le second épisode d’une future quadrilogie, le troisième livre étant adapté en 2 parties comme la mode actuelle le dit, relèverait la barre. […]

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