Un grand pouvoir implique une grande responsabilité.

Affiche de Divergente 2 - L'Insurrection de Robert Shwentke (2015)

Affiche de Divergente 2 – L’Insurrection de Robert Shwentke (2015)

Divergente, premier du nom, n’était pas une franche réussite. Malgré tout, après l’avoir revu en vue du second épisode, la pilule est mieux passée. Certains défauts sont malgré tout évidents et un second visionnage ne change rien à ça. Dans les défauts, on peut citer l’histoire d’amour entre Tris et Four, cul-cul la praline à souhait. On restait donc sur notre faim et espérions que le second épisode d’une future quadrilogie, le troisième livre étant adapté en 2 parties comme la mode actuelle le dit, relèverait la barre.

C’est le cas. Pendant une bonne partie du film du moins. L’introduction est bien amenée, bien foutue avec un joli design, ça change un peu. Un vite rappel des faits est habilement placé ce qui permet au spectateur de facilement se replacer dans le contexte. Le premier film montrait majoritairement les Altruistes, les Audacieux et les Erudits. Le second en profite pour nous faire découvrir davantage l’univers de ce Chicago dévasté. Du coup, place aux Fraternels et aux Sincères, les deux dernières factions. On fait même un tour du côté des sans-factions. C’est un peu facile scénaristiquement mais ce n’est pas inintéressant pour autant. Qui dit découverte d’autres factions dit découverte d’autres lieux. Et on voit que le travail réalisé au niveau des décors est plutôt impressionnant. C’est visuellement beau, parfois un peu trop chargé en effets spéciaux quand même.

Enfin bref, après avoir vu Tris découvrir qu’elle était une divergente, la voici en train de fuir avec Four, son mec, divergent comme elle, Peter, un audacieux, Caleb, son frère qui a choisi les Erudits et Marcus, le père violent de Four. On se croirait presque dans un épisode de Plus Belle La Vie. Après s’être installés pendant tout un temps chez les Fraternels, ils vont devoir bouger après que les responsables du putsch effectué dans Divergente ne viennent les déloger. Un jeu de chat et souris va se mettre en place entre Jeanine, la leader dudit putsch, et Tris, la jeune divergente qui met en danger le système des factions.

Extrait de Divergente 2 - L'Insurrection de Robert Schwentke (2015)

Extrait de Divergente 2 – L’Insurrection de Robert Schwentke (2015)

Le scénario est assez classique, sans réelles surprises. Il fait juste le job. Pas déplaisant mais sans doute un peu long car un peu paresseux et facile. Les ficelles sont visibles. Il y a quelques petites incohérences aussi. Cela ajouté à la mise en scène peu inspirée de Robert Schwentke fait que l’ensemble manque de dynamisme et se repose trop sur ses lauriers. Il y a carrément un gros passage à vide après une petite heure de film. Si le début était plutôt bon, ça s’est gâté par la suite. On n’échappe pas aux éternels coups de judas bien sûr, cela fait un peu rebondir l’histoire. La fin est plus surprenante. Elle ressemble étrangement à une autre nouvelle saga pour ados, celle du Labyrinthe. Le climax final tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Un peu prévisible, on sent le manque d’enjeux qui plombe le métrage.

Toujours aussi douée, Shailene Woodley (White Bird In A Blizzard) tient bien son rôle de Tris. On la sent en pleine confiance, cela se voit à sa palette de jeu variée et solide. Un peu le contraire de son partenaire Theo James qui interprète Four. Il semble beaucoup plus limité et c’est dommage, on aimerait en voir plus. Dans le rôle de Caleb, on retrouve Ansel Elgort, son partenaire de Nos Etoiles Contraires, le film qui était une véritable dinguerie. Il semble aussi un peu perdu et déçoit. Par contre, le jeune batteur Miles Teller, vu dans Whiplash, semble très à l’aise dans son rôle de salaud instable. Les nouveaux venus Octavia Spencer et Daniel Dae Kim (qui ne semble pas perdu pour une fois … vous pouvez applaudir cette blague pourrie pas du tout assumée) ont malheureusement trop peu de temps à l’écran que pour véritablement se faire une idée de leurs personnages. Il en est de même pour Ray Stevenson, Maggie Q et Zoé Kravitz. Jai Courtney, le fils de John McLane a toujours sa tête à claques et fait le boulot. Celle qui reste au-dessus de la mêlée c’est Kate Winslet qui, en Jeanine, est truculente.

S’il n’est pas une franche réussite, Divergente 2 – L’Insurrection reste toutefois un divertissement honorable. Il a malgré tout de gros défauts qui plombent l’ensemble. La suite promet même si tout aurait pu s’arrêter là. Il n’empêche que les fans devraient aimer et c’est finalement tout ce qui compte.

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