Thriller tiré d’un roman de l’auteur de Gone Girlavec Charlize Theron.

Affiche de Dark Places de Gilles Paquet-Brenner

Affiche de Dark Places de Gilles Paquet-Brenner

Libby Day a 8 ans quand elle assiste au meurtre de sa mère et ses deux soeurs, dans la ferme familiale à Kansas City. Au moment du procès, la fillette, confuse, désigne son frère de 16 ans, comme coupable du triple meurtre. Trente ans plus tard, la rescapée est contactée par le Kill Club, un groupe de passionnés d’affaires criminelles, qui enquête sur d’anciens cas. Plusieurs des membres sont convaincus que son frère est innocent. Libby est la seule capable de faire la lumière sur cette sombre affaire. Elle se replonge donc dans cette terrible nuit et voit resurgir des éléments nouveaux, qui pourraient bien réhabiliter son frère.

 

La romancière américaine Gillian Flynn peut se réjouir. Ses trois livres écrits entre 2006 et 2012, ont tous déjà fait l’objet d’adaptations cinéma. Le plus connu n’est autre que Gone Girl, thriller dirigé par le génialissime David Fincher. Le film s’est directement hissé parmi les gros succès de l’année dernière, grâce à un scénario incroyablement bien huilé, doublé d’une réflexion sur le monde des médias. Si ce n’est déjà fait, courrez le rattraper! C’est donc avec curiosité qu’on attendait la sortie du Dark Places de Gilles Paquet-Brenner (Elle s’appelait Sarah) cette année-ci. On reste dans le même genre, le thriller policier, et on suit, sur deux époques, le destin de Libby Day, fillette qui assiste, impuissante, au meurtre de trois membres de sa famille. Trente ans après avoir désigné son frère comme coupable, elle se replonge dans cette nuit sombre et découvre que la vérité n’est peut-être pas celle qu’elle croit.

Charlize Theron et Nicholas Hoult seront à nouveau réunis pour Mad Max : Fury Road.

Charlize Theron et Nicholas Hoult seront à nouveau réunis pour Mad Max : Fury Road.

On ne va pas se mentir, Dark Places est nettement moins ingénieux que Gone Girl. Il fallait s’y attendre. Le scénario est relativement efficace, mais ne provoque pas de sursaut particulier. On reste dans l’enquête classique, avec révélations de secrets bien gardés. L’alternance des époques, procédé courant lui aussi, permet d’éviter la monotonie. L’histoire est claire et facile à suivre, comme dans tout bon divertissement. Le réalisateur ne prend pas de risques, sa mise en scène respecte les conventions du genre, l’ambiance est sombre et les personnages ambigus. Le principal atout de ce Dark Places est d’ailleurs, sans conteste, Charlize Theron. L’actrice sud-africaine, à l’histoire personnelle étrangement proche de celle de Libby (sa mère a tué son père parce qu’il la battait), porte le film. Son jeu nuancé prouve, une fois de plus qu’elle n’est pas un simple mannequin qui joue la comédie. Dark Places contient donc de bons éléments. Si on ne sort pas de la salle en criant au chef-d’oeuvre, nos yeux n’étaient pas rivés à notre montre toutes les 10 minutes non plus.

Après Elle s’appelait Sarah, Gilles Paquet-Brenner adapte une nouvelle fois un roman, dont l’auteur n’est autre que Gillian Flynn (Gone Girl). Dark Places, agréable à suivre, grâce, notamment, à la présence de Charlize Theron, ne sort pas vraiment du lot. On y retrouve les ingrédients d’un thriller classique, bien construit, mais qui ne provoque pas l’effet de surprise de son aîné.