Disney live épisode 37

Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S’étant perdu une nuit dans la forêt, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d’amour pour elle, mais victime d’une terrible malédiction.

Le classique Disney adapté en live du jour est La Belle et la Bête. L’histoire ne manque pas d’adaptations puisqu’il existe pas moins de 16 versions dont celles de Jean Cocteau, le film d’animation de 1991 ou encore le film de Christophe Gans. Bref, il y a l’embarras du choix. Cela fait maintenant plusieurs films d’animation classiques qui sont adaptés en live mais, est-ce que le résultat est probant ? Cendrillon et Maléfique étaient moyens, Le Livre de la Jungle et Peter & Elliott le Dragon étaient quant à eux un peu au-dessus du lot. En tout cas, cela rapporte à Disney qui y voit un filon évident. Qu’en est-il de ce La Belle et la Bête version 2017 ?

L’histoire n’est évidemment pas neuve, tout le monde la connaît. Quel allait donc être la fraîcheur apportée ? La plus-value ? Si le film de Cocteau n’est pas celui de Gans, la version de Bill Condon lorgne très ouvertement sur ce qu’avait fait Disney en 1991. Pour les amateurs du film d’animation, il y aura un côté nostalgie qui va jouer. Les chansons, les scènes, les personnages, tout sera très familier. C’est là que réside tout le problème. La version 2017 n’est finalement qu’une pâle copie. L’effet de surprise a complètement disparu, les chansons sont exactement les mêmes, les scènes et les plans également. C’est, plan par plan, la même chose que le film d’animation.

Plus que dommage, c’est carrément lamentable. Cela n’empêchera pas de passer un moment agréable ou, en tout cas, pas désagréable mais, il y a un gros goût de trop peu, un sentiment d’avoir été un peu arnaqué. Le livre de la jungle version 2016 avait su se détacher du film d’animation. C’était plus un mix entre le film et le livre de Kipling. On y retrouvait les chansons qui avaient participé au succès du film mais il y avait suffisamment de différences pour qu’il y ait un intérêt.

Alors que Ryan Gosling a refusé de faire le film pour pouvoir faire La La Land, Emma Watson a fait l’inverse. Un des deux a eu le nez fin et, bizarrement, ça n’est pas Hermione Granger. Emma Watson, assure quand il s’agit de chanter et réaliser les chorégraphies. Elle est plus transparente pour le reste. Disney oblige, Luke Evans en fait des caisses dans le rôle de Gaston, il en est de même pour Josh Gad qui interprète Le Fou. Dan Stevens est quant à lui La Bête. D’autres comédiens connus prêtent leur voix aux différents personnages mobiliers vivants comme Big Ben et Lumière. Ce sont Ian McKellen et Ewan McGregor qui, pour l’occasion, parle avec un excessivement énervant accent français, qui interprètent ces deux personnages là.

D’ailleurs, parlons-en de tous ces personnages. En animation, voir une garde-robe ou une théière avec une visage, cela peut aisément fonctionner. Ce n’est pas le cas en film. Les effets spéciaux ne sont pas terribles voire ratés dans ce cas ci. Tout fait carton-pâte mais c’est pire pour les personnages qui font très faux. Alors qu’ils semblaient tellement vivants dans le film d’animation, ils semblent ne pas avoir d’âme ici ce qui est très dommageable puisque ce paramètre était primordial.

Au final, La Belle et la Bête a un intérêt quasiment nul. Pouvoir revivre ces chansons tant aimées apportera un peu de satisfaction mais, voir un copier-coller du film d’animation de 1991 ne sert à rien. Donc autant garder ce bon souvenir intact en évitant de le souiller avec la nouvelle machine à pognon de Disney.

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